Mon histoire vécue... Histoire  de comprendre le pourquoi du comment...

Un petit mot , d’abord , sur mon histoire avec le tango , qui vous fera mieux comprendre , je l’espère, ma façon de voir…et de transmettre!

 

   «J’ai pris mes premiers cours de tango en 1990. J'avais vu une démonstration par Gloria y Eduardo Arquimbau, deux très grands maestros spécialistes de la danse de scène et je croyais que c'était comme ça qu'on dansait le tango en soirée, comme beaucoup de débutants regardent aujourd'hui sur Youtube des couples danser de façon très spectaculaire, et s'imaginent la même chose...et comme eux, j'ai été immédiatement conquis...

 Mais je n’ai commencé à comprendre – et je suis heureux de ne pas avoir fini, je continue de chercher ;-) -,  comment il se dansait socialement ou en bal,  qu’en 2004, lors du premier de mes 18 voyages de formation à Buenos Aires.

   J’avais appris, comme beaucoup, lors de mes voyages à Paris, tout un tas de « figures », de plus en plus perfectionnées avec le temps : voleos, saccadas, ganchos, pazos enlazados en veux-tu ? en voilà ! Je croyais que le répertoire faisait le danseur… Des « figures » ? Oooooh, j’en avais apprises des « figures », ça oui ! Et c’est avec cette sûreté de soi, qui vient d’un répertoire bien fourni que je débarquais un matin de décembre 2004 à Buenos Aires. Il faut bien se représenter  le tango à la Réunion dans cette fin des années 90 et début 2000 : un groupe de danseurs dont le nombre ne dépassait guère la trentaine de façon régulière… C’est en cela que le contraste fut encore plus frappant que si j’eusse habité Paris, où le tango se dansait bien déjà… Quel choc, ce soir de Noël 2004 dans une soirée tango très connue deBuenos Aires… C’est à peine entré qu’un ami argentin , qui lui ne dansait pas le tango, pour me faire plaisir - car il pensait que j'étais là pour danser-, voulut que j’invite sa sœur  et l’appela d’un tonitruant : « Olympia, vine, vine aqui y por favor,  baila con mi amigo frances ! » "Olympe, viens , viens et s'il te plait , danse avec mon ami français!"   .

   Devant moi et mes yeux écarquillés…. Allez ! 400, 500 personnes ? Dansant le tango ! Sur 200 m² !!! Imaginez le Jean Charles, qui venait de sa – belle- île perdue dans l’océan Indien, où on dansait plutôt le tango à 6 sur 50 m² !...  

   Je me suis rendu compte que je ne savais faire deux pas de suite sans me, et donc « nous »,  cogner dans quelqu’un, qu’avec la gestion de tout ce monde,  mon peu de sens de la musique et du rythme passait à la trappe, que j’étais incapable, pour la même raison, même après le premier morceau d’avoir une suite cohérente de pas qui puisse ressembler, de près ou de loin, à une des fameuses « figures » apprises… Inutile de vous dire que le fameux répertoire  de « figures », ce n’est pas ce soir-là que je l’ai ouvert !!!! »

 

 Le constat:

  

On m'avait appris des figures difficilement passables en soirées, par manque de place...et aussi, parce que je n'étais pas assez compétent!  On m'avait appris des figures qui commencaient à tel endroit et finissaient à tel endroit, souvent deux mêtres plus loin, sans m'expliquer comment en sortir en cours d'exécution, quand d'autres danseurs m’empêchent de la  terminer … et de toute façon , je ne connaissais même pas les bases simples pour en sortir... car on ne m'avait jamais appris à gérer l'espace au moyen de pas simples,  ni les codes de savoir vivre sur et en dehors de la piste, petites astuces qui m'ont valu parfois des remarques désagréables et surtout d'inombrables moments d'incompréhension totale, surtout quand on ne maîtrise pas la langue de Maradona…

 Musicalement, on ne m’avait jamais fait sentir la différence entre un pas sur deux temps et un  pas sur quatre temps, jamais expliqué la structure musicale d’un tango…

   J’avais subi un enseignement anarchique, sans structures, ni progressions et en décalage, souvent total, avec la réalité de la piste … J’avais appris au contact d’excellents danseurs… de scène. Mais qui eux savaient très bien danser en soirée… Je n’avais pas d’objectifs, ni d'esprit critique,  car je ne savais pas comment ça se  dansait en soirée…  Donc, par rapport à mon souhait de danser en social, j’étais « à côté de la plaque ».

 

 Le résultat?

Il est simple : je fais et continuerai  donc de faire, avec votre aide,  tout ce que je peux, pour que vous ne vous  retrouviez jamais dans la position dans laquelle je me suis trouvé ce soir là… Le résultat est ma méthode de transmission , que j'ai appelé ici , bien sûr pour rigoler : « Le tango selon JC » ;-) 

 

 

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