Rock'n Roll ou plutôt l'histoire du Swing, et comment le Swing a donné naissance au Rock'n Roll!

Le swing: C'est un ensemble de danses nées dans la première moitié du XXème siècle aux Etats Unis d'Amérique dont la plus connue est le Lindy-Hop. Leur évolution aboutit au Rock n'roll et au Hip Hop.

Le Charleston

Le charleston est une danse qui s'est popularisée aux États-Unis dans les années 1920. Créé dans les années 1900 dans le sud des États-Unis, il prit son essor à New York, Harlem. Cette danse s'inspire du morceau Charleston composé par le pianiste de Harlem James P. Johnson. Elle s'est imposée aux États-Unis avec la comédie musicale Runnin' Wild (1923) et en France avec Joséphine Baker à partir du milieu des années 1920.

Le charleston se danse en solo, à deux ou en groupe, sur les rythmes endiablés du jazz hot. Il est fondé sur des déplacements du poids du corps d'une jambe à l'autre, pieds tournés vers l'intérieur et genoux légèrement fléchis.

Le Black bottom est une variante de cette danse possédant la même rythmique binaire et syncopée que le charleston. Un des pas favoris de cette danse consiste à faire des pas sautillés en avant et en arrière (Boogie).

Le charleston, et en particulier le collegiate charleston est le précurseur direct du lindy hop et du jazz roots (danses des années swing nées à Harlem dans les années 1930 dansées respectivement en couple et en solo / groupe).

Aujourd'hui, les danseurs de hip-hop ou de deep house, reprennent bon nombre de pas de cette danse.

 

Le Balboa

Je suis sur que vous vous demandez tous ce qu'est cette danse ?

La Balboa est une danse swing née dans les années 1920 sur la côte Ouest des États-Unis, plus précisément dans la péninsule de Balboa près de San Diego au dancing le "Rendez-vous".


Elle se danse le plus souvent en 8 temps sur des musiques swing, et ses jeux de jambes sont plus particulièrement adaptés aux tempos rapides, sans exclure pour autant les tempos lents. C'est une danse qui fait partie des quelques 14 danses Swing recensées de nos jours.
Le Pur Balboa (Balboa d'origine), se danse uniquement en position fermée tandis que le Bal Swing (qui fut créé une dizaine d'année après) autorise des positions ouvertes, de nos jours les deux ne font plus qu'un appelé BALBOA. Les traits caractéristiques de cette danse sont une connexion danseur-danseuse par le buste et le bassin en position fermée, et un pas de base glissé proche du mouvement que l'on fait lorsqu'on cire le parquet. C'est une danse de contact où les sensations ressenties par les danseurs sont proches du Tango.

Les origines du Balboa

Les avis sont très partagés concernant les origines du Balboa. Beaucoup d'historiens de la danse ont statué que cette danse était un dérivé du Foxtrot, tandis que d'autres croient que c'est une évolution du Charleston ou du Shag collégial. Willie Desatof, danseur distingué de balboa depuis ses débuts, pense que le balboa tire ses racines de la Rumba. Avant l'apparition du Balboa, il y a eu beaucoup de danses s'en rapprochant pratiquées par la plupart des maîtres du Balboa. Le Balboa se dansant en 8 temps, on pourrait logiquement le rapprocher d'autres danses en 8 temps, mais cela n'exclue pas non plus un éventuel rapprochement avec les danses en 6 temps car les danses évoluent parfois de façon très surprenante !
Nous ne sommes pas en mesure de donner ses origines précises, mais il semblerait que les premiers danseurs de Balboa aient été fortement influencés par leur connaissance des autres danses du moment.

Qu'est-ce que le Balboa ?

Il y a 2 sortes de Balboa : le pur Balboa (forme originale) et le Bal swing.

. Le Pur Balboa

Le pur Balboa se danse en position complètement fermée et se pratiquait dans des salles de danse traditionnelles où l'espace était limité. Quelques unes de ces salles imposaient des règles très strictes ou des codes de conduites qui interdisaient les kicks du charleston, trop sauvages, et d'autres danses trop exubérantes. Le pur Balboa se caractérise par une posture assez droite et, de ce fait, les partenaires se tiennent 'poitrine contre poitrine', contact très proche et intime. Vous ne vous séparez jamais de votre partenaire, il n'y a pas de vrilles ou de tours et vous êtes donc en contact permanent avec la poitrine de votre partenaire. Cela ne laisse pas beaucoup de place aux variations ce qui fait que le pur Balboa est une danse très simple. Les seules variations possibles étaient les changements de direction, Slides et footwork !?, sachant que ces variations de pas jouaient généralement avec le rythme ou changeaient le style du pur Balboa. De toute façon, si vos poitrines se séparent, c'est que vous ne faites plus du pur Balboa ! ! On disait que le Balboa avait été inventé par des hommes qui voulaient juste rencontrer et danser avec des femmes !
Sa simplicité et son économie des mouvements font que le Balboa s'adapte parfaitement aux tempos rapides et, souvent, on pense que c'est uniquement une danse rapide. Effectivement, à l'origine, beaucoup de danseurs dansaient à des vitesses incroyables mais ils aimaient néanmoins danser sur des musiques plus lentes car le Balboa s'adapte bien à tous les tempos, même à des airs exceptionnellement lents.

. Le Bal Swing

Au bout d'un moment, les danseurs de pur Balboa ont commencé à introduire des variations plus fantaisistes, ce qui les forçaient à briser la connexion 'poitrine - poitrine'. De cette façon, tout était possible : vrilles, tours, (dips et tricks) et même des acrobaties ! Tout cela était autorisé pourvu que le style, les sensations et le cadre restent dans l'esprit original du pur Balboa. Pour résumer, on peut dire que les variations en position ouverte étaient autorisées tant qu'elles étaient combinées avec les pas de base du pur Balboa.
Il est difficile de savoir quand cette forme de Balboa a acquis son nom de 'Bal Swing' car, pendant longtemps, les gens la rangeaient simplement et sans distinction dans les danses Swing, alors que d'autres danses Swing existaient sans pour autant dériver du Balboa.
Donc finalement, seul les danseurs de la région de Los Angeles ont pu pratiquer le Bal Swing tel que nous le connaissons maintenant.

JC & Katy

Le Lindy Hop et son Histoire

Il y a beaucoup de choses qui ont été dites sur le Lindy Hop. Sur toute son histoire, son évolution. Nous allons vous faire un petit récapitulatif, et vous en donner les caractéristiques principales.

Pour définir le Lindy Hop, il y a beaucoup de qualificatifs. Des mots tel que "Ludique","Danse de Couple", "Noire", "folle" peuvent s'appliquer à cette danse. Tout simplement, pour donner une petite définition du Lindy Hop, on peut dire que c'est une danse de couple né dans les années 30. Très ludique, elle s'inspire du Charleston, du Cake Walk, des claquettes, et de la plupart des danses que dansaient les noirs à cette époque. 

Tout d'abord, il faut se replonger dans l'histoire des États-Unis. Les Noirs sont "importés" d'Afrique, et viennent travailler dans les plantations du Sud. Ils n'ont pas le droit de pratiquer la moindre manifestation propre à leur culture. C'est pour cela que dans un premier temps, ils vont danser en imitant les danses Blanches (il y a encore quelques danses pratiquées ainsi, par des petits villages noirs à Cuba et en Amérique du Sud). Puis, ils intégreront des imitations d'animaux, et se sera les danses animalières. Bref, malgré ses artifices, les noirs ne peuvent toujours pas pratiquer leur danse.

Après la guerre de Secession, les noirs purent avoir un peu plus de liberté pour pratiquer certaines réjouissances. Par contre, dans les états du Sud, ils ne pouvaient pas le faire à la vue de tous le monde. C'est ainsi qu'ils se retrouvaient dans de petites cabanes, qui étaient fréquemment détruites par les ségrégationnistes. Ce genre de fête donna naissance à la danse connue sous le nom de Cake-Walk, où des concours de danses étaient organisés, et le gagnant recevait un gâteau.

Avec la révolution industrielle (fin 18ème début 19ème), les noirs commencent à quitter les champs, pour venir travailler dans les grandes villes. Ils se regroupent dans des quartiers, où leur mode de vie prend une identité qui se démarque de plus en plus du mode de vie des blancs. Pourtant, à cette époque, la vie nocturne est redoutable. Les bars sont de véritables bouges où les rixes sont monnaies courantes. Le marché du commerce est aux mains des Irlandais, qui en ont le monopole, et il ne font rien pour améliorer les choses. Les musiciens de Jazz (98% sont noirs) parcourent le pays en essayant de trouver des contrats pour pouvoir vivre, mais la tâche n'est pas aisée, et quand ils ne sont pas pourchassés par les ségrégationnistes, ils sont agressé par les ivrognes et malfrats qui fréquentent les endroits où ils jouent. La vie d'artiste est pleine de danger.

C'est à ce moment là que certains groupes d'immigrants vont se lier pour gagner de l'argent, et s'installer dans la société. Ainsi, les Juifs, les Italiens et les noirs vont s'accaparer le marché des loisirs. Les Italiens et les juifs vont nettoyer les bars, et les sécuriser. Ils vont y apporter une animation avec une toute nouvelle musique pratiquée par les noirs, le Jazz. Cette musique, née dans les quartiers noirs est une évolution de la musique pratiquée par les esclaves noir dans les campagnes. Ces patrons sont à la fois des mélomanes et des chefs d'entreprises, mais comme ils n'ont pas réellement la permission de tenir leurs établissements, ils sont aussi des Mobsters (des hors la lois).

Cet assainissement de la vie nocturne commence à la Nouvelle Orléans, et se développe rapidement à travers les États-Unis. Chicago, Kansas City et New York vont bientôt prendre la suite. Les boites grandissent, les orchestres grossissent, et les noirs se retrouvent pour écouter de la musique en toute sécurité. La musique est joyeuse et entrainante, les spectateurs prennent du plaisir à  écouter. Mais les noirs ne résistent pas plus de quelques minutes, et se mettent à danser. C'est ainsi que de grands Dancings vont voir le jour. Le plus grand d'entre eux, et le plus connu étant le "Savoy Ballroom" de New York, où les plus grands noms du Swing se sont illustrés. C'est dans ce dancing que la plupart des danses vont voir le jour. Tout commence avec le Charleston, qui aurait vu le jour au cours d'une soirée. Mais la plus connu est le Lindy Hop qui, d'après la légende, aurait vu le jour au cours d'une soirée de l'été 1927. Un soir, alors qu'un grand marathon caritatif était organisé, un journaliste s'approcha d'un danseur, qui venait de faire une prestation bondissante et joyeuse, et lui demanda quel était la danse qu'il venait de danser. Le danseur, Shorty Georges, ne sachant que répondre, lui dit en se remémorant les gros titres des journaux du moment, "Le Lindy Hop". Et c'est ainsi que cette fabuleuse danse obtint son nom. Il faut dire que le 23 Mai 1927, Charles Lindbergh venait de traverser l'Atlantique, et les journaux avaient titré : "Lindy Hops The Atlantic"  (Lindbergh "saute" l'Atlantique)

Le Lindy Hop se répand à travers les États Unis et le monde entier, grâce à plusieurs troupes qui vont se produire dans les cabarets et théâtres. La plus connue de ces troupes est celle des Whitey's Lindy Hoppers. Cette troupe participe à plusieurs films comme " Hellzapoppin' ", " Un Jour Aux Courses " (Marx Brothers), " Radio City Revels ", etc. .. dans des scènes de danses fabuleuses, mais qui n'influençaient pas le film, de sorte que ces scènes étaient coupées dans les versions qui étaient diffusées dans les états ségrégationnistes du Sud. Cette troupe se produisie aussi à Paris, au Moulin Rouge, avec à sa tête, le grand Monsieur du Lindy Hop, Frankie Manning.

Mais comme le Charleston, cette danse ve être récupérée par les blancs. Pour donner un peu de respectabilité à cette danse, les blancs vont l'assagir, et supprimer tout le côté sauvage et fou de cette danse. Elle prendra le nom de Jitterbug. Là encore des troupes blanches vont voir le jour, et se produirent dans différents film à Holliwood avec les grands orchestres blancs de l'époque. Ainsi, on voit des danseurs avec Harry James, Tommy Dorsey et bien sur le "Roi du Swing" Benny Goodman.

Au moment de la deuxième guerre mondiale, le Lindy Hop (Jitterbug) traverse l'Atlantique, et arrive en Europe. Les G.I.s vont danser dans les Ballrooms de Londres, les caves parisiennes, et tous les endroits où l'on joue du Jazz. Grande ville du Jazz, Paris va voir son apogée au moment de St Germain des Prés, dans les années 50. Mais le Lindy Hop a évolué pour donner naissance au BeBop, plus adapté aux petites caves parisiennes.

Aux Etats-Unis, la musique Rock'N Roll voit le jour, et le Jitterbug évolue pour donner le Jive (ou Rock'N Roll).

Le Lindy Hop continue à évoluer aujourd'hui. Après une phase sombre entre 1950 et 1980, il est réapparu dans les années 1980 grâce à l'énergie de plusieurs groupes : les Harlem Hot Shots3 (Suède), la New York Swing Society (États-Unis) et les Jiving Lindy Hoppers (Angleterre). Aujourd'hui on danse à nouveau le Lindy Hop dans tous les États-Unis et dans le monde entier.

NOus vous engageons à lire l'excellent article sur l'histoire du Lindy Hop dans Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Lindy_Hop

Le West Coast Swing

c'est une danse à deux de style swing, issue du Lindy Hop. Cette danse sera considérée plus tard comme une version « douce » du jitterbug (notamment par la suppression des jetés de jambes, les "kicks"). D’abord appelé Western Swing en 1951, son appellation définitive se fera en 1961. Elle est caractérisée par des mouvements très élastiques des partenaires, que ce soit individuellement ou bien l'un par rapport à l'autre. Certains considèrent à tort (cf. historique) que c'est une danse Swing (lindy ou boogie) interprétée comme une danse sportive ; d'autres personnes considèrent par ailleurs qu'il ne s'agit plus d'une danse Swing, puisque le blues originel ne représente plus qu'une petite partie des différents courants musicaux pouvant être interprétés en West Coast Swing.

Elle laisse une grande part à l'improvisation. Cette danse se pratique sur un vaste éventail de styles de musique : pop, funk, dance, country, jazz, blues, RnB, disco, ...

Dans les années 1940 et les années 1950, Dean Collins se consacre à la réalisation de films pour Hollywood (avec les danseurs locaux qui étaient ses élèves). Hollywood donnera comme nom « Jitterbug » à cette danse qui reste pour Dean « juste du swing ». La diffusion de ce style de danse est alors mondial, grâce aux films et aux soldats américains de la Seconde Guerre mondiale.

Dans les années 1940, Dean Collins se voit embauché par Arthur Murray, directeur du plus grand studio de danse américain (3560 franchises à l’époque). Arthur veut répandre le style de Dean parmi les centaines de styles de « jitterbug » différents dansés partout en Amérique. L’avantage du style de Dean est une danse plus coulée et douce (d’où l’appellation « sophisticated swing » par Arthur, là où d’autres envoient des kicks ou des acrobaties plus ou moins spectaculaires, qui ne sont pas forcément du meilleur effet dans les dancings où la place se fait parfois rare…

En plus de cette cacophonie de styles, la communauté américaine des danses de salon va adapter le Jitterbug en une version « simplifiée » : le East coast swing, une danse en 6 temps où le cavalier a un rôle très central.

De son côté, en marge de la communauté américaine de danse de salon, Arthur Murray souhaite ensuite faire le ménage dans les différents styles de Jitterbug. Le « sophisticated swing » de Dean, toujours très populaire sur la côte ouest sera officiellement nommé « Western Swing » en 1951.

Dans les années 1950, les bons danseurs dansaient le Western Swing en le faisant passer comme du « East Coast Swing ». En fait, les débutants apprenaient le East Coast Swing, et une fois un certain niveau atteint, ils voyaient le style du Western Swing. Le Western Swing s’est donc vu enrichi des passes en 6 temps adaptées du East Coast Swing.

C’est alors qu’arrive la musique « Rock’n’roll ». Arthur Murray tente un coup médiatique en appelant le « Western Swing » « Rock’n’roll Dancing »… Devant le peu de succès du rock’n’roll dancing, Arthur revient donc à l’enseignement du Western Swing (qui est, je le rappelle, la même chose !)

En 1958 une ancienne danseuse, qui avait délaissé le swing (après avoir fait partie des enseignantes des Studios Murray), décide d’ouvrir son école : c’est Skippy Blair, 30 ans. À cette époque, les danses de couple sont peu à peu délaissées, à cause de la télévision qui était à l’époque une « attraction » qui réunissait les personnes, et à cause de l’arrivée des danses solo (notamment le twist), beaucoup moins codifiées et plus simples à apprendre. Cependant, Skippy aura un certain succès et fondera en 1968 le GSDTA (Golden State Dance Teacher Association). Elle va participer à la codification du Western Swing, et aussi à son changement de nom, car à l’époque Western Swing était souvent confondu avec « Country Western » ou le « Country Western Swing », qui n’ont rien à voir. En 1961 elle utilise le terme « West Coast Swing » sur ses publicités. Officiellement, c’est la première apparition du terme « West Coast Swing ».

Jusqu'au début des années 1990, le West Coast Swing se dansait sur du swing, souvent des blues plus ou moins rapides interprétés entre la danse de salon, le lindy-hop et le boogie-woogie. Mais en 1996, un nouveau courant se fait sentir, en commençant à intégrer des rythmes funky dans la danse. Cette évolution va devenir une révolution en 1999 avec les prestations de Jordan Freesbee & Tatiana Mollmann. Aujourd'hui, le West Coast se danse sur presque  tous les types  de musique qu'on peut entendre à la radio: pop, disco, dance hall, techno, house, new age, et même reggae voire zouk!!! Ce qui en explique le très grand succès qu'il rencontre chez les 20 40ans...  Ce sera bientôt la déferlante, comme à la belle époque de la salsa!!!

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